Dans le cadre de ses études préparatoires, le projet JOY, soutenu par le FIDA et PROCASUR, a mené une analyse détaillée des chaînes de valeur dans le département du Moungo. Ce rapport, élaboré par Augustin Mabou, vise à identifier les chaînes agricoles les plus prometteuses pour l’insertion socio-économique des jeunes, en intégrant des dimensions de durabilité, de productivité et d’impact sur l’emploi.
Cartographie des filières à fort potentiel
À l’issue d’un processus rigoureux de sélection, les filières suivantes ont été identifiées comme prioritaires :
Banane plantain, manioc, maïs, gingembre et produits horticoles, en raison de leur forte demande locale et sous-régionale.
Huile de palme, cacao, café et poivre, en tant que cultures de rente avec une valeur ajoutée importante.
Aviculture et élevage porcin, pour leur capacité à générer des revenus rapides.
Pisciculture en eau douce, un secteur en expansion malgré des contraintes techniques.
Digitalisation agricole et valorisation des énergies renouvelables, leviers d’innovation pour la productivité.
Opportunités entrepreneuriales et métiers porteurs
Le rapport met en lumière une diversité de postes et de services valorisables par les jeunes :
Création de plantations, distribution d’intrants, services agricoles, transformation artisanale.
Transport, agrégation et commercialisation de produits agricoles transformés.
Développement de solutions agritech et installation de systèmes pico-solaires.
Freins structurels à surmonter
Malgré ces opportunités, les jeunes du Moungo doivent faire face à des défis persistants :
Accès difficile à la terre et au financement.
Faible structuration des filières vivrières.
Productivité agricole limitée et emploi salarié peu attractif.
Vers une stratégie d’impact durable
Le projet JOY recommande de concentrer ses efforts sur l’entrepreneuriat plutôt que sur l’emploi salarié, pour catalyser la création d’activités génératrices de revenus et développer une économie rurale plus résiliente.






